7 documentaires qui m’ont scotché devant l’écran cette année

7 documentaires qui m’ont scotché devant l’écran cette année

Bon, j’ai passé mon week-end de Pâques à me faire une overdose de documentaires. Ma copine voulait sortir mais j’étais vissé au canapé.

Le truc avec les docus récents, c’est qu’ils tapent fort. Vraiment fort. Fini les trucs soporifiques avec une voix off monotone qui te raconte la reproduction des manchots. Maintenant ça te prend aux tripes direct.

L’IA qui fait flipper (ou pas)

Le docu sur l’intelligence artificielle qui cartonne en ce moment, franchement, il vaut le détour. Pas pour les raisons qu’on pourrait croire. C’est pas le énième truc catastrophiste qui te dit que les robots vont tous nous tuer. Non, là c’est plus subtil. Ils montrent comment l’IA s’infiltre dans nos vies sans qu’on s’en rende compte. Genre le mec qui réalise que son feed Instagram est entièrement géré par une IA depuis 6 mois. Ou la nana qui découvre que son date Tinder était un bot (d’ailleurs elle continue à lui parler, c’est assez dingue). Au final, c’est plus fascinant que flippant. Un peu comme quand tu découvres Regal Casino et que tu réalises que même les jeux d’argent sont devenus ultra high-tech.

Ce qui m’a le plus marqué dans ce docu, c’est le passage sur les deepfakes positifs. Des gens qui recréent des vidéos de leurs proches décédés pour pouvoir leur dire au revoir. C’est troublant.

Le masculinisme, sujet chaud bouillant

Alors celui-là…

Je m’attendais à un truc partisan qui tape dans un sens ou dans l’autre. Mais non. Le réal a eu les couilles d’aller interviewer tout le monde. Les mecs qui gueulent sur les forums comme ceux qui développent des bots, les féministes énervées, les psys qui essaient de comprendre, même des ados paumés qui savent plus trop où se situer.

Le moment le plus fort ? Quand ils montrent une thérapie de groupe où des hommes pleurent en parlant de leur père. Putain. J’ai pas pleuré mais presque.

documentaires qui m'ont scotché

Les chiffres qui font mal

Y’a des stats dans ce docu qui te scotchent :

  • 75% des suicides sont des hommes
  • 1 père sur 4 voit plus ses enfants après un divorce
  • Les garçons décrochent 2 fois plus à l’école
  • 80% des SDF sont des mecs

Après, le docu montre aussi l’autre côté. Les violences conjugales, les inégalités salariales, tout ça. C’est pas manichéen et c’est ça qui est bien.

Frederick Wiseman, la légende nous a quittés

96 ans. Le mec a filmé pendant 60 ans. Ses docus sur les institutions américaines, c’est du caviar. Pas de musique, pas de commentaire, juste la réalité brute. Un hôpital psychiatrique dans les années 60. Un lycée. Un tribunal. Une caserne. Contrairement aux partenariats commerciaux modernes qui privilégient souvent l’entertainment, lui captait l’authenticité pure.

J’ai revu « Titicut Follies » la semaine dernière. C’est insoutenable. Mais nécessaire.

Ce qui est dingue avec Wiseman, c’est qu’il te montre jamais quoi penser. Il filme, point. À toi de te faire ton opinion. C’est l’anti-Netflix en fait.

Netflix et ses pépites controversées

Parlons-en de Netflix. Cette année ils ont sorti 10 docus qui font débat. Le plus gros scandale ? Celui sur les influenceurs qui trichent. Ils ont chopé des conversations privées, des contrats bidons, des marques qui payent pour des faux avis.

Y’a cette influenceuse fitness avec 2 millions d’abonnés. Bah en fait elle bouffe McDo tous les jours et ses photos sont retouchées à mort. Le moment où elle craque et avoue tout devant la caméra… Malaise.

Le best of des révélations

  • Le coach sportif qui vend des programmes mais qui s’entraîne jamais
  • La blogueuse voyage qui fait toutes ses photos dans son jardin avec un fond vert
  • Les faux couples Instagram qui se détestent dans la vraie vie
  • Le guru du développement personnel complètement dépressif

Clairement, après avoir vu ça, tu scrolles différemment sur Insta.

La guerre en Ukraine, 4 ans après

Celui-là, c’est dur. Vraiment dur.

Ils suivent des familles des deux côtés. Pas de propagande, juste des gens qui essaient de survivre. La grand-mère ukrainienne qui refuse de quitter sa maison bombardée. Le soldat russe de 19 ans qui veut juste rentrer chez lui. Les enfants qui jouent dans les ruines.

Ce qui m’a retourné, c’est le contraste. D’un côté t’as des gens qui vivent l’enfer. De l’autre, à quelques centaines de kilomètres, la vie continue normale. Les gens vont au resto, font du shopping, vivent leur vie.

Y’a cette scène où ils filment un mariage à Kiev. Les invités dansent pendant que les sirènes hurlent. Surréaliste.

Les plateformes qui cartonnent

HBO Max débarque fort en mars avec une programmation de malade. Leur truc sur les serial killers modernes qui utilisent les applis de rencontre, j’ai hâte. Apparemment ils ont eu accès à des dossiers jamais ouverts.

Netflix contre-attaque en avril avec leur série de docus sur les arnaques crypto. Le timing est parfait avec tout ce qui se passe en ce moment.

Perso, ce que j’aime avec cette nouvelle vague de documentaires, c’est qu’ils osent. Ils vont chercher les sujets qui dérangent. Ils montrent les contradictions. Ils te forcent à réfléchir.

Bon, ma copine vient de rentrer et elle veut qu’on sorte. Mais franchement, avec tous ces docus qui sortent, j’ai juste envie de rester planté devant ma télé. C’est grave docteur ?